El blogo dEl Canino

Mar 18
Au détour d’un sketchbook consacré à Fear Itself -le prochain event Marvel qui va (encore) tout changer- Stuart Immonen nous dévoile un de ces nouveaux talents : le teasing d’enculer de rire.
“Nazis, Paris, flotte spatiale, combat d’éprouvettes sur fond de crise sociale et morale” : Marvel sort ses meilleurs rédacteurs web pour l’évènement. Ce sera huge, c’est écrit là-haut : sans Bendis, nouveau collaboration, toutes les grosses licences concernées.
Nous verrons.

Au détour d’un sketchbook consacré à Fear Itself -le prochain event Marvel qui va (encore) tout changer- Stuart Immonen nous dévoile un de ces nouveaux talents : le teasing d’enculer de rire.

“Nazis, Paris, flotte spatiale, combat d’éprouvettes sur fond de crise sociale et morale” : Marvel sort ses meilleurs rédacteurs web pour l’évènement. Ce sera huge, c’est écrit là-haut : sans Bendis, nouveau collaboration, toutes les grosses licences concernées.

Nous verrons.


Fév 8
Green Lantern 47, sombre déstabilisation.

Green Lantern 47, sombre déstabilisation.


Fév 7
Serre moi fort Brandon, dis moi que tout ça est derrière nous.

Serre moi fort Brandon, dis moi que tout ça est derrière nous.


Jan 25

Thrilling April

Le temps béni des sollicitations qui te laisse entrevoir à quel sauce nous serons sucé dans les mois à venir. Je reprendrais bien une glace parfum big event avec son coulis de tie-in truculents. Le tout parsemé de chantilly et de copeaux de couv alléchantes.

Ce mois-ci, la cerise est du côté de chez DC avec lancement de Batwoman #1, la concept phare de JH Williams III instigué dans les pages de Detective Comics, pendant que Bruce se la coulait douce. Un petit report (de février, on passe à avril) qui peut inquiéter, mais on nous promet que c’est pour la bonne cause, pour garder un rythme régulier. We’ll see but we can’t wait for some lesbian kickass.

One again, un big event Marvel se goupille et RIEN NE SERA PLUS JAMAIS COMME AVANT. Matt Fraction et Stuart Immonen (miamy) pour ce qui sera “the biggest Marvel event since CIVIL WAR !”. Fear Itself #1 en avril, ambiance complot et retcon (modif dans la continuité passée, pour faire croire à un truc vieux de 1000 ans qui ressurgit dans le présent) au programme. L’équipe artistique est solide en tout cas, donc pourquoi pas. Regard inquiet vers l’horizon, on prend les paris sur le prochain mort ? Un billet de 20$ sur Clint Barton (aka Hawkeye). Comme une intuition.


La sortie de Thor au ciné approche et ça communique à mort chez Marvel. Astonishing Thor, Ultimate Thor, Thor : The Mighty Avenger (excellente série en 8 parties)…autant de nouveaux titres avec un dénominateur commun : FONCE AU CINOCHE, RIGHT NAO. On pousse le bouchon jusqu’au bout et on parle au papas avec un changement de titre qui fleure bon le passé. La série principale Thor (re)devient l’espace de quelques numéros Journey Into Mystery, le titre qui a vu naître le beau blond à la crinière au vent et au marteau fulgurant dans les années 60. Pendant ce temps à Véra Cruz, on relance un nouveau titre destiné au nouveau lecteur : The Mighty Thor #1 avec Matt Fraction (bouté de la série principale pour relancer une nouvelle fois le perso) et Olivier Coipiel, notre french re-star, toujours aussi fin en bouche. En bonustrack, la variante de Travis Charest qui calme nos mamans comme rarement.

Il y a aussi cette histoire de chapitres alternatifs : Secret Avengers #12.1, The Avengers #12.1, etc. Je ne cerne pas correctement le principe, mais on tient sûrement les prémices d’une belle crise de conscience liée à l’event à venir, un autre point de vue d’une situation sûrement biaisée au départ. Mouais.

Du côté des couv qui pètent, quelques challengers ont retenu mon attention : la variante de Batman Inc #6 et son petit goût de Speed Ball Run très appréciable, Kyle Baker sur Deadpool MAX #7 au top (agréablement surpris que la série tienne encore), Jason Pearson et son trait cartoony très léché sur les Astonishing X-Men (le genre de mec qui me ferait signer pour n’importe quoi) et Iron Man en mode gant de l’infini de toute beauté.

Dans toute ma perplexitude, je reste pantois face à ce Daken VS X-23. Le petit côté Fonzarelli éveille en moi des sensations enfouies depuis bien longtemps. Ah ah.

Pour finir ce petit d’horizon d’avril 2011, la palme de la couverture de la honte revient cette fois-ci -et pour la 34ème fois consécutive- à Clayton Crain et son style ultra racoleur à base de tentacules et de couleurs métalliques. Certains apprécieront le côté relativement stylé, le côté badass dégueuli (on a tous eu 14 ans et pas beaucoup de goût), pour ma part, j’apprécie le tour de force. Rarement un dessinateur n’a été autant en adéquation avec son personnage. En un mot : insipide.

See ya !


Blessure sucrée

Dans cet échange mutuel, il est un instant que j’apprécie le plus particulièrement. Loin d’accaparer l’attention par une diarrhée verbale incessante ou d’un m’as-tu-vu excessif et redondant, mon petit plaisir est d’écouter les autres prendre la parole et la garder. Sur la chute d’un gouvernement ou sur la façon de fondre d’une tranche de cheddar entre deux steak hachés, je ne manque pas de sujets de relance, pour mieux te coincer et t’obliger à dévoiler tes cartes. C’est là que je me sens le plus puissant, quand tu te livres et que chacun de tes mots m’atteignent. J’en apprends plus que si tu posais tout sur la table, sans compromis, sans effort, sans gloire. Je me fous de ton signe astrologique ou de ta couleur préférée, car c’est dans tes pauses, dans ta gestuelle inquiète ou triomphante, ou parfois dans la façon même dont les autres te regardent que je cerne pleinement qui tu es.

Avec une pointe d’alcool, je ne suis jamais contre, mais pas besoin d’état second pour te percer à jour. Ou du moins faire semblant, mon jugement est loin d’être infaillible; le plaisir que me procure un semblant de compréhension balaie tout sentiment contraire. On discute, tu me parles, je te mets à l’aise d’un rictus nerveux ou d’un regard fuyant, bizarrement ça prend. Je n’arrive pas à cacher mon malaise quand on se met nu devant moi, ma fausse pudeur se mue rapidement en légère euphorie. Mes oreilles sont finalement une arme bien redoutable.

C’est parfois -même souvent- différent lorsqu’il s’agit de s’exprimer dans des cases limités, un tac-tac régulier et affreusement commun, sans la rugosité de nos maladresses. Ma raillerie gentiment agaçante peut rapidement se transformer en prétention mal placée. Les mots, sans leur propriétaire pour les éduquer, prenne la tournure qu’ils veulent sous la surveillance d’autrui. Comme des enfants énervés, ils rechignent à libérer leur vrai sens et perdent au final tout leur panache. Dans ces moments-là, je ressens de l’angoisse. Que peut-il se passer dans la tête de l’autre pour imaginer des intentions si nuisibles ? Je ne veux que discuter, de toutes sortes de choses avec toutes sortes de termes. Dois-je rester alimentaire dans ma syntaxe pour ne pas te froisser ? J’ai l’impression de causer davantage de dégâts en calculant mes mots qu’en te les masquant.

Ce soir, je suis tombé dans une impasse que je pensais loin derrière mon itinéraire. Avec une variante, un profil biaisé en guise d’avocat de la défense. On se parle sur Facebook, chacun ses arguments, chacun son ton, mais je suis le seul à m’amuser. Un clic, et paf, les armes pour me désarmer offertes au premier venu malintentionné. Il est très fort, il touche exactement là où tout s’écroule tous les jours.

Je ne pensais pas dire ça ce soir, encore moins ici, mais j’ai hâte de retourner dans mon travail (temporaire) de peu de gloire. Au moins, à l’accueil ou au téléphone, même si Papa n’est jamais loin, je peux cerner qui je veux d’un coup d’organe magique.

Et toc, fils de pute.


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