Young Avengers The Children’s Crusade #1 (Fuck YEAY)

Quand je lis du Marvel je pense sucre glace, je pense enrobage dégoulinant et cœur excessivement fondant. J’entends par là du mainstream justement assaisonné, ni trop gras, ni trop bourratif au toucher, mais à jamais graver dans nos cuisses. Quand je lis du Young Avengers en 2006 je retrouve ces bonnes sensations un peu trop rares chez l’éditeur. A l’époque on découvre Jim Cheung, excellent visuel, splash pages excitantes et traits maitrisés. Le jeune asiatique s’amuse aussi bien dans des cases que sur des couv. Reste à savoir s’il tombe lui-même dans cette facilité durant ces dernières années ou si rien ne lui plaisait dans ce qui lui était proposé. Il y a bien eu la saga Illuminati et quelques chapitres de New Avengers, par-ci, par-là, mais pas l’étincelle, pas celle d’avec Alan Heinberg, le scénariste à l’origine du bébé. De promesses en fantasmes, le duo promet une suite aux 12 chapitres initiaux mais rien d’autre que le ciel qui poudroie et l’herbe qui verdoie à se mettre dans l’estomac. Alors on se ronge les ongles, tant pis, ce fut une belle chevauchée.
Puis vient Avengers The Children’s Crusade sans vraiment qu’on l’attende, comme le dernier Granola apparu subitement au fond du paquet. Le petit billet de 20€ retrouvé tout mouillé à la sortie de la machine. Une suite comme aux premiers jours, une vraie “saison 2” (même si ce terme, cuisiné aujourd’hui à toutes les sauces, ne me plait pas). Jim ne perd rien de sa superbe, Alan s’occupe toujours aussi bien de ses protégés, comme si l’ellipse n’avait jamais eu court. Et toujours ce côté mainstream complètement assumé, dans les situations too much, dans ses guest de feu et ses combats savoureux. Un premier chapitre très doux par rapport aux débuts, normal, on replace ses pions sur l’échiquier et on accélère doucement. Niveau dessin, classique et efficace : l’intro qui bombarde, la splash page qui calme, le final icantwaitanymore, des cases tantôt serrées, tantôt aérées. Quand un dessinateur se fait plaisir, y’a pas, ça se ressent direct. Et si en plus il sait raconter une histoire en cases, on bascule dans le fuuuuuu très rapidement.
On repart sur 9 chapitres et on pense bien cette fois régler ce problème de Scarlet Witch une bonne fois pour toutes. J’attends quelque chose d’EPIC et je sais que je ne serai pas déçu. C’est rare de partir aussi confiant mais c’est comme ça quand les rouages sont aussi bien huilés.
Allez, je ne résiste pas (no spoil pour les VF guys, c’est juste du rappel).
