El blogo dEl Canino

Billets comportant le tag comics

Jan 25

Thrilling April

Le temps béni des sollicitations qui te laisse entrevoir à quel sauce nous serons sucé dans les mois à venir. Je reprendrais bien une glace parfum big event avec son coulis de tie-in truculents. Le tout parsemé de chantilly et de copeaux de couv alléchantes.

Ce mois-ci, la cerise est du côté de chez DC avec lancement de Batwoman #1, la concept phare de JH Williams III instigué dans les pages de Detective Comics, pendant que Bruce se la coulait douce. Un petit report (de février, on passe à avril) qui peut inquiéter, mais on nous promet que c’est pour la bonne cause, pour garder un rythme régulier. We’ll see but we can’t wait for some lesbian kickass.

One again, un big event Marvel se goupille et RIEN NE SERA PLUS JAMAIS COMME AVANT. Matt Fraction et Stuart Immonen (miamy) pour ce qui sera “the biggest Marvel event since CIVIL WAR !”. Fear Itself #1 en avril, ambiance complot et retcon (modif dans la continuité passée, pour faire croire à un truc vieux de 1000 ans qui ressurgit dans le présent) au programme. L’équipe artistique est solide en tout cas, donc pourquoi pas. Regard inquiet vers l’horizon, on prend les paris sur le prochain mort ? Un billet de 20$ sur Clint Barton (aka Hawkeye). Comme une intuition.


La sortie de Thor au ciné approche et ça communique à mort chez Marvel. Astonishing Thor, Ultimate Thor, Thor : The Mighty Avenger (excellente série en 8 parties)…autant de nouveaux titres avec un dénominateur commun : FONCE AU CINOCHE, RIGHT NAO. On pousse le bouchon jusqu’au bout et on parle au papas avec un changement de titre qui fleure bon le passé. La série principale Thor (re)devient l’espace de quelques numéros Journey Into Mystery, le titre qui a vu naître le beau blond à la crinière au vent et au marteau fulgurant dans les années 60. Pendant ce temps à Véra Cruz, on relance un nouveau titre destiné au nouveau lecteur : The Mighty Thor #1 avec Matt Fraction (bouté de la série principale pour relancer une nouvelle fois le perso) et Olivier Coipiel, notre french re-star, toujours aussi fin en bouche. En bonustrack, la variante de Travis Charest qui calme nos mamans comme rarement.

Il y a aussi cette histoire de chapitres alternatifs : Secret Avengers #12.1, The Avengers #12.1, etc. Je ne cerne pas correctement le principe, mais on tient sûrement les prémices d’une belle crise de conscience liée à l’event à venir, un autre point de vue d’une situation sûrement biaisée au départ. Mouais.

Du côté des couv qui pètent, quelques challengers ont retenu mon attention : la variante de Batman Inc #6 et son petit goût de Speed Ball Run très appréciable, Kyle Baker sur Deadpool MAX #7 au top (agréablement surpris que la série tienne encore), Jason Pearson et son trait cartoony très léché sur les Astonishing X-Men (le genre de mec qui me ferait signer pour n’importe quoi) et Iron Man en mode gant de l’infini de toute beauté.

Dans toute ma perplexitude, je reste pantois face à ce Daken VS X-23. Le petit côté Fonzarelli éveille en moi des sensations enfouies depuis bien longtemps. Ah ah.

Pour finir ce petit d’horizon d’avril 2011, la palme de la couverture de la honte revient cette fois-ci -et pour la 34ème fois consécutive- à Clayton Crain et son style ultra racoleur à base de tentacules et de couleurs métalliques. Certains apprécieront le côté relativement stylé, le côté badass dégueuli (on a tous eu 14 ans et pas beaucoup de goût), pour ma part, j’apprécie le tour de force. Rarement un dessinateur n’a été autant en adéquation avec son personnage. En un mot : insipide.

See ya !


Juil 8

Secret Avengers #1

(spoiler zone for VF guys)

Deux petits mois. C’est un peu juste pour juger mais globalement l‘Heroic Age commence bien bien. Une légère préférence pour le dernier Brubaker, grosses sensations à la lecture des deux premiers chapitres. Derrière ce énième titre estampillé “avengers” se cache un nouvel ongoing sur lequel le scénariste s’essaie aux joies de l’écriture d’une team de son propre cru, en récupérant au passage Deodato JR, devenu coutumier des relaunch post big event. Le dessineux a un beau pedigree, entre autre l’excellent remaniement des Thunderbolts période Initiative, signé Warren Ellis. Un avant-goût du règne des méchants qui commençait à entrer par la petite porte pendant Civil War, mais avant tout, une superbe interprétation du concept de base de cette série “les vilains passent pour des gentils”. Rien que pour son Norman Osborn fou à lier, le run d’Ellis vaut le méga détour. Puis Deodato dévie logiquement sur les Dark Avengers en période Dark Reign avec son poto Bendis. Une sorte de Thunderblots 2.0 qui joue plus à fond la carte de l’usurpation -il ne s’agit plus de faire comme les gentils mais de carrément leur piquer costumes, palmarès et identité (dur). Prometteur mais moins pêchue au final, il manquait le petit brin de folie de la première version.

Sur Secret Avengers, on part sur autre chose. Une team Avengers dans l’esprit de la série Captain America du même scénariste, le coup de poliche en moins, le côté Black Ops en plus. Steve Rogers en tête, on règle les problèmes cosmiques ou politiques sans se montrer, Thor et Iron Man sont là pour jouer les fuckin’ poser sur The Avengers. Le titre s’oriente clairement vers une ambiance espionnage dans le climat post-traumatique du “règne des méchants”, un gros accent circonflexe sur l’aspect militaire, point commun de l’équipe qu’on aura mis du temps à trouver après l’annonce de la compo. Au programme : Beast, War Machine, Nova, Moon Knight,   Ant-Man, Valkyrie et Black Widow, supervisés par Sharon Carter et Steve Rogers. Ça peut ressembler à un gros fourre-tout sans saveurs à première vue, une espèce de pot-pourri de persos un peu gênants pour tout le monde, mais l’écriture de Brubaker se révèle ingénieuse et nous montre une autre facette des choses, celle où tout se joue en arrière-plan.

Steve Rogers en tête de file, on n’échappe au petit goût New Avengers sur nos lèvres. Sauf qu’ici on ne tombe pas dans l’exhibition de grosses stars marveliennes qui tâchent, mais plus de seconds couteaux injustement inexploités. On le sait, il n’y pas de mauvais persos, il y a des mauvais scénaristes sans imagination. Le prétexte de la grosse baston réunificatrice un peu facile laisse place à des personnages éparpillés cherchant à se reconstruire, tous “ex-truc” ou “ancien membre de”. Gros bras hi-tech, scientifique, espion, kikooloul de service ou cosmic guy, chaque rôle est amené séparément, au compte goutte, puis très vite incorporé au groupe, très naturellement. Comme souvent avec Deodato aux dessins, le résultat est incisif et nerveux. Les plans sont variés, les cases chamboulés dans les moments d’agitations, pour ensuite reprendre un rythme plus calme lors des scènes de parlottes. Chacun joue son rôle et personne n’est mis au second plan. Pour ce seul point (essentiel dans l’écriture d’une team), le titre vaut le coup. Brubaker montre toute l’étendue de son talent de narration et prend à contre-pied avec un casting inattendu et fragile malgré les apparences. L’équipe demeure assez lunatique et n’a jamais bossé ensemble auparavant. Le petit plus Periglioni : on est loin des enfants de chœurs des team plus conventionnelles. Ça croustille pendant les fights et c’est crédible quand ça ouvre sa bouche. Pour l’instant ça se tient bien.


Fév 13

Viande Gay

2010, une année pas comme les autres. La fin de Lost, le début du Heroic Age, la sortie de coma de Togashi, Clipse en mai…le moment est venu d’en parler, entre autres nombreuses choses qui me tiennent à coeur.

La pétition nationale a eu raison de moi, mon blog ouvre enfin ses portes. C’est marrant parce que je le pense…alors que c’est juste le 4ème que je m’apprête à “gérer”. En quoi est-il différent pas pareil des autres tu me demanderas ? Déjà le thème. Cette fois-ci nous parlerons de BD, plus précisément de nos amis les comics et les mangas. J’ai cette immense chance d’avoir le cul entre ces deux cultures alors j’en profite, en prenant bien soin de mettre les deux sur le même pied d’Estale. Malheureusement je ne croise pas souvent de blogs qui sachent en parler de façon équilibré et pertinente. Dans ma grande modestie j’aimerai corriger le tir car il est évident que l’on peut aimer les deux, avec autant de passion d’un support à un autre.

Un blog différent de mes autres productions car il sera aussi plus personnel. Et dans ce sens, il ne traitera pas forcément QUE d’histoires avec des bulles et des cases. Point de liste indigeste pour me justifier, vous verrez sur le tas, moi-même je ne sais pas dans quelle direction j’irai exactement. Et c’est ça qui est beau quelque part.

En tout cas je suis content. Les morceaux d’articles qui me tiennent éveiller depuis plus d’un an vont enfin trouver un endroit où atterrir. J’ai longuement hésité à franchir le cap, mais maintenant ça va être fou.

Bienvenue dans mon univers, jeune bâtard.